Berliet

Le   CBA

Moteur: Berliet à 4 cylindres en ligne. Alésage/course: 110/140 mm Cylindrée: 5.3 l  Puissance: 25 ch Boite de vitesses: Berliet M 3 à 4 rapports AV et 1 AR Transmission: par chaîne. CU: 4 t   Vitesse maxi: environ 35 km/h

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   Avec le CBA, Berliet a su tirer partie des graves événements.

  Ainsi, à la déclaration de la première guerre mondiale, le 3 août 1914, l’armée française possédait en tout et pour tout, moins de 150 camions.Face aux exigences de l’état major, Marius Berliet, constructeur de véhicules industriels, basé à Vénissieux (69), augmenta sa vitesse de production à 40 véhicules/jour, une cadence alors infernale et incroyable.

   Près de 25000 exemplaires de CBA ont été livrés entre 1914 et 1918 à l’armée française.Le CBA connaîtra son heure de gloire à la bataille de Verdun.Des milliers de CBA ont sillonné les routes menant au front, transportant soldats, vivres et matériels sur la route reliant Bar le Duc à Verdun, cette chaussée de Lorraine, qui pour l’histoire, allait devenir « la voie sacrée »

   Solide et puissant, le CBA deviendra rapidement le plus célèbre des camions de la première guerre mondiale.Son moteur à essence équipé d’un carburateur Berliet, avait recours à des pistons en alliage léger et un régime de 1200 tr/mn une valeur élevée pour l’époque.Doté de roues à bandages, jumelées à l’arrière, il avait une transmission par chaîne.

   Réputé increvable en particulier pour les chantiers, le CBA a été produit à plus de 40000 exemplaires.

   Il fut fabriqué durant 19 ans, de 1913 à 1932 dans l’usine actuelle de Renault VI à Vénissieux près de Lyon.

   Plusieurs exemplaires ont été sauvegardés par la Fondation de l’Automobile Marius Berliet.

 


Le   GBK

Modèle : Berliet GBK 6 EXLG 

Moteur : Berliet 4 cylindres en ligne, 6.3 l de cylindrée. Alésage/course : 120/140 mm Puissance maxi 120 ch à 2100 tr/mnBoite de vitesses : Berliet à 5 rapports AV et 1 AR.  Pont : Berliet à simple réduction.Caisse déménageur « Pessayre » avec armature en acier et habillage en alu bouchonné.

PV : 6.05 t   PTR : 12.5 t + 0.5 t pour le Telma.

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   Présenté au salon de Paris en 1960, Le GBK 6 répondait à une catégorie importante de clients recherchant un véhicule de faible encombrement, maniable et léger.

   Il faut dire que la cabine avancée était une nouveauté chez le constructeur lyonnais, jusqu’alors fervent de la cabine à capot.

   Pour un PTR de 12.5 t le GBK en châssis cabine affichait une tare de seulement 4.4 t laissant ainsi place à une généreuse CU.

  Comme tous les Berliet portant la désignation « K », ce véhicule était équipé de la fameuse cabine « Relax ». Avec son montant de pare-brise inspiré des voitures américaines des années 50, cette cabine se distinguait par un confort extrême.

   Ainsi, pour la première fois, le mot ergonomie prenait un sens.

   La facilité et l’agrément de conduite étaient également au rendez-vous.

   Comme tous les Berliet de plus de 10 t de PTR, le GBK 6 était équipé d’un moteur à injection directe de type « M ». Réputé économe et silencieux, ce moteur reprenait de nombreuses pièces communes telles que les bielles, les pistons, les chemises, les culasses, etc.… aux 2 autres versions à 5 et 6 cylindres en ligne.

   Le véhicule présenté ici fait partie de la collection Daniel Hyver. Dans un excellent état d’origine, ce véhicule a assuré  un bon nombre de déménagements en France et à l’étranger entre sa date de mise en circulation en septembre 1963 et sa retraite en 1994.

    Après plus de 30 ans de « bons et loyaux » services, il affiche une santé de fer malgré les 400000 km qu’il a parcourus.   -05/00-

 


 Le   GBO  

Modèle 6x6Moteur : Berliet 6 cylindres, 14.8 l de cylindrée avec turbocompresseur et régulateur de température d’huile.  

Alésage/course : 140/160 mm

Boite de vitesses : 10 rapports avec boite de transfert à 2 combinaisons permettant 20 rapports AV et 4 AR.

Pont AV moteur et directeur.
 

  Personne n'a oublié le "seigneur du désert" dans le monde du camion. Cette appellation suffit aujourd'hui pour désigner le Berliet GBO 15 F 6x6.

   Sorti de l'usine de Monplaisir en France à la fin de 1957, il a acquis ses lettres de noblesse dans désert saharien.Le GBO a été le spécialiste pour la recherche et l'exploration pétrolière à la grande époque de la Compagnie Française des Pétroles (aujourd'hui Total).

   A l'origine, ce camion hors du commun a été conçu pour le transport des masses indivisibles.Existant en version tracteur et porteur, le GBO 15 P 6x6 devait répondre aux utilisations et aux exigences particulières des terrains du désert.

   Seuls 45 GBO ont été fabriqués pour cette mission spécifique en Afrique.Le premier exemplaire avait été testé au Sahara au départ de Toggourt, en collaboration avec Coder le constructeur de semi-remorques, et Michelin.

   Propulsé par un  moteur de 14.8 l de cylindrée, d'un PTR de 60 t, il est équipé de pneus 1800 x 25 en monte jumelée.Ses caractéristiques techniques lui ont permis de sortir de beaucoup de situations difficiles.Dans le sud de l'Algérie, là où la plupart des camions auraient flanché (sables impossibles, pistes pourries, météo très éprouvante..), le GBO passait.

   Dans la grande histoire de Berliet, le GBO tient une place à part, tout comme le T 100, marqué par l'exotisme du Sahara.

   Rappelons enfin que l'histoire s'est arrêtée en même temps que celle de la France en Algérie, le départ des pétroliers et la nationalisation des sociétés de transport en Algérie.   -02/99-

 


Le   GDM (1934)

Moteur : Berliet diesel à licence Ricardo.

Alésage/course : 120/160 mm Cylindrée : 10.85 l

Puissance : 125 ch à 1650 tr/mn

Boite de vitesses : Berliet à 4 rapports de base et doubleur de gamme.

Pont AR : Berliet à double démultiplication.

PTC : 15 t

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  Lancé par la firme lyonnaise en 1934, le GDM était alors le plus gros véhicule industriel français produit de série.

   Son moteur Berliet à 6 cylindres en ligne utilisant le procédé d'injection Ricardo, en faisait un véhicule particulièrement puissant.

   De 10.85 litres de cylindrée et 125 ch, il était accolé à une boite de vitesse Berliet à 4 rapports et "surmultiplicateur" rendant ce véhicule agile et apprécié de ses utilisateurs.

   Vendu pour un PTC de 15 tonnes, le GDM avait un châssis conçu pour supporter de grosses surcharges, un phénomène courant à une époque où l'absence de réglementation précise sur le PTC permettait certaines "libertés".

  Robuste, le GDM séduisait également avec sa ligne massive et compacte. Il deviendra rapidement à cette époque le symbole des "gros camions".

  Une publicité du constructeur datant de 1939 vante les mérites du GDM équipé gazo-bois: "le véhicule gazogène le plus puissant du monde".Avec ses 100 ch, cette version du GDM autorisait une CU de 10 t .

   En 1950, le GDM deviendra plus puissant (135 ch) et recevra une nouvelle boite de vitesse à 5 rapports et doubleur de gamme, une version plus appréciée pour des utilisations en porteurs-remorqueurs.

   Pas moins de 7000 GDM seront produits en l'espace de 19 ans (entre 1934 et 1953) avant qu'il ne soit définitivement remplacé par le fameux GLR.

  Offert par la société de transports Mory, ce véhicule magnifiquement restauré fait aujourd'hui partie du patrimoine de la fondation Marius Berliet à Lyon.   -10/00-

 


Le   GLM 10

Moteur : Berliet diesel MDZ à 6 cylindres en ligne de 9.5 l de cylindrée. Alésage/course : 120/140 mm  Puissance maxi : 145 ch SAE à 2000 tr/mn (jusqu’à 180 ch avec injection Man)  Boite de vitesses : Berliet à 2 fois 5 rapports. Pont : Berliet à double démultiplication.  PTAC : 19 t PTRA maxi : 26 t puis 32 et enfin 35 t à partir de juillet 1954 (seuils réglementaires)Empattement : de 4.25 m à 5.5 m pour des longueurs carrossables de 4.42m à 6.42 m  Porte-à-faux AV : 1.66 m

Freinage pneumatique sur les 4 roues.     Vitesse maxi : 65 km/h

  

   Dans les années 50, ce camion a représenté ce qui se faisait de mieux en France, voire en Europe, en matière de maxi-codes.

   Aussi bien utilisé en chantier, où son robuste châssis faisait merveille, qu'en grand routier, le GLM 10 était un 4x2 de 19 t de PTAC qui se déclinait aussi en porteur 6x2 de 26 t (GPM 10 à monte jumelée) et en tracteur 4x2 de 26/35 t de PTRA (TLM 10). Il reprenait la cabine tout acier du GLR, introduite en 1949, mais avec un capot allongé pour tenir compte de l'encombrement d'un moteur à 6 cylindres.Ce dernier, de type MDZ était issu des précédents MDX à 4 cylindres et MDU à 5 cylindres et développait 145 ch SAE avec l'injection Ricardo.Valeur qui passera assez vite à 150ch, puis à 180 ch avec l'injection MAN des Magic ( à partir de 1958).

   Des chiffres qui convenaient bien alors à la longue distance, même si très vite, les standards de puissance et confort allaient évoluer vers le haut de manière spectaculaire (la fameuse cabine avancée Berliet Relaxe a été lancée en 1958).

   Celui-ci, datant de 1952, a été l'un des tout premiers construits. Il a été restauré en 2005 par les Transports Pellet Moine.    -07/06-


Le   Stradair RS 612

Moteur : diesel 4 cylindres type M 420/30 de 5.88 l de cylindrée. Puissance: 120 ch

Boite de vitesses : 5 rapports synchronisés, levier au plancher. 

Châssis indéformable en X

Frein à pied à commande hydropneumatique.

Suspension : type Airlam par lames de ressorts et coussins d’air, 2 AV et AR

La charge transportée repose uniquement sue les coussins d’air.

Arrêt de la production en 1975.

 

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   Le Stradair a marqué son époque car son concept était surprenant."Partant d'une voiture de tourisme, mon père il y a plus de 50 ans en avait modifié les structures pour en faire un camion. Notre but avec le Stradair était au contraire d'en rapprocher les formes, le confort, la stabilité de ce qu'on exige aujourd'hui d'une voiture" dira Paul Berliet à propos de ce camion lancé en 1965.

   Jamais la sortie d'un camion n'avait suscité autant d'intérêt, lorsque lancé sur un tremplin par le cascadeur Gilles Delamare, le Stradair fit un bond de 15 m avant de se reposer avec une stabilité époustouflante.On ne peut alors qu'approuver l'enthousiasme des journalistes sur le bitume de la piste de Miramas à l'égard de ce camion qui se manœuvrait comme une voiture.

   Cette opération avait pour but de démontrer les capacités d'innovation de Berliet et à l'imposer aux yeux de l'Europe comme un constructeur précurseur.

   La cabine au design futuriste offrait une bonne visibilité et un confort égal à une voiture.Son accessibilité en faisait un camion particulièrement adapté aux livraisons urbaines.

   Le moteur diesel placé transversalement dans le "petit nez" fonctionnait comme tous les moteurs Berliet selon le procédé "Magic».

   La plus grande innovation résidait dans la suspension Airlam qui comportait des ressorts à lames, des coussins pneumatiques, des amortisseurs et des stabilisateurs.Ce système de suspension était bien vu. Mais le Stradair n'a pas connu le succès  escompté. "Trop avant-gardiste" "dérangeant".

   Ce fabuleux camion aura été plus victime de ses qualités que de ses défauts. -05/99-


Le   T 100

Moteur : Cummins type VT 12 bi-turbo de 30 l de cylindrée.

Puissance : 700 ch à 1800 tr/mn

Transmission : convertisseur et coupleur hydraulique Ferrodo.

Boite de vitesses : Clark à 4 rapports AV et 4 AR 

3 ponts Berliet à réducteurs dans les moyeux.

Freinage : à disque sur toutes les roues (technique aéronautique Messier)

PTR : 101 t  Longueur : 15.3 m  Largeur4.96 m   Hauteur : 4.43 m

 

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    Majestueux, c'est le moins qu'on puisse dire.  

   Présenté en 1957 lors du salon de Paris, le T 100 6x6 revendiquait alors le titre du plus gros camion du monde.

   Visant une clientèle spécialisée dans le forage et l'exploitation pétrolière dans le désert saharien. Le constructeur lyonnais avait étudié et réalisé le T 100 en seulement 9 mois.Ce projet fou de Paul Berliet qui, lors d'un voyage en Afrique survola le grand Erg Oriental. Il découvre un paysage de dunes et de barkanes (dunes mobiles) qu'aucun camion ne peut traverser avec de lourdes masses indivisibles, pourtant nécessaires à ce type d'exploitation.

   Malgré la grande notoriété de ce projet, seulement 4 T 100 verront le jour. Le premier équipé d'une benne sera utilisé dans la mine d'uranium de Bessines (87).Le deuxième partira à la conquête des pétroliers en Algérie.Le T 100 6x6 souffrira finalement de son manque de puissance. Son moteur Cummins de 700 ch s'est très vite avéré faible à l'usage. Quelques 1200 ch auraient été nécessaires.

   A cette époque, le constructeur lyonnais avait buté sur le fait qu'il n'existait pas de moteur et de boite de vitesses capables de soutenir une telle puissance.

   Le T 100 a laissé dans le souvenir de tous ceux qui l'ont conçu, approché, conduit ou utilisé, l'impression extraordinaire d'avoir côtoyé une des plus formidables créations de l'industrie du poids lourd.

   Un de ces T 100 utilisés dans le Sahara a été restauré et offert en 1981 par le gouvernement algérien à la fondation Marius Berliet basée à Lyon.   -07/00-

 


TF 8x4 VTE

Moteur : Berliet type MIS 645-50

Puissance maxi : 335 ch     PTR : 72 t

Construit à 3 exemplaires pour l’armée française

 

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    Lancé en 1965 par l'Armée française, le programme VTE (Véhicule Transporteur Erecteur) avait comme maître d'œuvre la société Aérospatiale qui devait confier la réalisation à Berliet  pour la partie tracteur et le train rouleur directeur de la semi-remorque, à Latécoère pour le caisson et à Marrel pour la partie hydraulique.

   La commande portait sur 3 exemplaires.Le premier sera livré en novembre 1968, les 2 autres en avril 1972.

   Avec son moteur Berliet de 335 ch, le TF 8x4 devait arracher les 72 tonnes de PTR du VTE.Le tracteur 8x4 à 2 essieux avant directeurs est attelé à un train roulant directeur à 3 essieux.

   Le braquage du troisième essieu est assuré par une commande hydraulique pilotée au moyen de biellettes par une barre d'attelage qui définit le degré de braquage en fonction de sa position angulaire par rapport à l'axe du convoi.

   Utilisé sur le site du plateau d'Albion, ce porte missiles SSBS (Sol Sol Balistique Stratégique) entre sa base qui était le 1er GMS (Groupement de Missiles Stratégiques) où il était assemblé, et sa ZL (Zone de Lancement).

   Lorsque le VTE se trouvait sur sa ZL, il était mis en position verticale (à 90°, au moyen de vérins hydrauliques) au-dessus du silo ce qui permettait au missile de sortir lentement de son conteneur et de prendre sa place dans le silo installé sous terre.

   En cas de tir, le missile partait du silo.Ces 3 véhicules furent réformés en 1995. L'exemplaire n° 3 fait partie du patrimoine de la Fondation Marius Berliet.   -12/99-

 


Le TR 280

Moteur : Berliet « maxi-couple » MS 635 T à 6 cylindres en ligne de 12.04 l de cylindréeSuralimentation par turbocompresseur. Puissance maxi : 260 ch à 1800 tr/mn Couple maxi : 120 m.kg à 1300 tr/mnBoite de vitesses : Berliet BRL 3 à crabots et relais incorporés à 8 rapports AV et 1 ARPont arrière : Berliet type P 1332 à réducteurs dans les moyeux.

Suspension : ressorts à lames semi-elliptiques AV et AR amortisseurs à double effet AV stabilisateur à barre de torsion AV et AR

 


    Présenté au salon de Paris en 1972, le tracteur Berliet TR 280 allait rapidement devenir un best-seller pour son fabriquant.

   Équipé de la moderne cabine KB 2400 (K pour cabine avancée, B pour basculante et 2400 pour la largeur exprimée en millimètres) dessinée par Louis Lepoix, ce véhicule était le premier d'une famille équipée de moteurs suralimentés utilisant la technique maxi-couple. Cette dernière consiste à obtenir un couple important sur une large plage de régimes d'utilisation.

   Plus performants, ces nouveaux moteurs consommeront moins et assureront des vitesses moyennes plus importantes, ce qui construira leur réputation.

   Lancée au salon de Paris en 1970, la cabine de ce véhicule avait créé l'évènement, l'ensemble de la presse spécialisée l'avait saluée de façon unanime.Avec une esthétique réussie, elle se différenciait des produits proposés par la concurrence.Spacieuse, lumineuse, confortable et bien équipée, cette cabine recevait d'origine 2 sièges suspendus, d'importants espaces de rangements (dans les portes et intégrés dans la planche de bord) ainsi qu'un tableau de bord recouvert d'un placage imitation bois.

   La radio faisait également partie des équipements d'origine.

   Très moderne pour son époque, elle sera produite jusqu'en 1997 équipant alors la gamme Renault Major. Pour une cabine, une carrière de 27 ans n'avait jamais été vue, elle équipera même le Ford Transcontinental.

   De grandes flottes (Debeaux, Aubry, Bourgey-Montreuil, Borel,...) s'équiperont de ce tracteur routier Berliet TR 280 réputé confortable, économique et fiable.

   Son successeur sera le TR 305 lancé en 1978.    -10/99-

 

 

vendredi 05 octobre 2007 16:24 , dans Les Anciens


Bernard

150 MB
Moteur : Bernard 150 MB CB6.53 à 6 cylindres  de 12.1 l
Puissance : 150 ch à 1700 tr/mn          Boite de vitesses : 6 rapports
Châssis : cadre droit surbaissé et poutre indéformable permettant le débattement dans le cadre.        Pont AR : à double réduction. 
Direction : à vis globique et double rattrapage de jeu.
Suspension : ressorts semi-elliptiques, ressorts AR avec balancier pour répartition des charges.
Freinage : type oléopneumatique à circuits indépendants sur chaque essieu.
.

.
   Indéniablement le Bernard 150 MB a marqué les esprits au point d'avoir été baptisé "le seigneur de la route" en son temps.
   Ce porteur 6 roues est apparu sur les routes de France en 1953.
   Puissant, fiable, robuste et confortable, les atouts ne manquaient pas.
   La rigidité de la structure était assurée par des longerons d'une hauteur importante, permettant au pont arrière et à l'essieu dans le cas d'un 6x2 de passer dans des trous oblongs (que certains appelaient "boutonnières").
  Résultat, le centre de gravité abaissé du châssis (pratique pour le transport de liquide) autorisait un bon comportement routier.
  Par ailleurs, la double réduction du pont arrière répondait aux forts tonnages de plus en plus fréquents.
  Derrière la calandre chromée (ornée d'un monogramme Bernard et le corps d'un athlète, symbole de la marque), se trouvait le moteur Bernard de 150 ch fabriqué sous licence Gardner. Une puissance qui a permis au Bernard de lutter face aux Willème et Berliet.
  Les camions Bernard sont nés en 1928 du génie d'Édouard Bernard lequel voulait faire "gagner de l'argent à ses clients" en parlant déjà de prix de revient.
  Le fondateur a eu le temps de marquer son époque, d'innover (tant dans la conception des véhicules que dans la fabrication industrielle) avant de disparaître en 1950.
  Après un dépôt de bilan en 1957, la société Bernard a été rachetée en 1963 par l'Américain Mack, lequel n'a pu empêcher l'arrêt définitif de la fabrication des Bernard en 1967.

  Il reste le souvenir de merveilleux véhicules et le plaisir d'en voir encore dans les salons et musées.   -10/98-

 

vendredi 05 octobre 2007 21:11 , dans Les Anciens


Büssing

Le 8000 S 13
Moteur: S 13 à 6 cylindres en ligne diesel 180 ch à 1600 tr/mn
Pistons verticaux de 13.539 l de cylindrée
Alésage/course: 130/170 mm Refroidissement par liquide. Lubrification sous pression par pompe.
Embrayage: double disque à sec.
Boite de vitesses à 5 rapports AV et 1 AR, levier de commande à rotule 
   Le camion a disparu des routes, mais pas le ... lion ! Racheté par MAN en 1971, Büssing est aujourd'hui une marque qui disparaît peu à peu des mémoires.
   Et pourtant, Büssing restera le premier en 1914 à proposer un véhicule à toutes roues motrices. La marque est aussi illustre par son concept "Unterflur" (littéralement: sous plancher), les camions à moteur horizontal sous châssis, une technique et une spécialité inaugurées par la marque en 1935 et qui  furent reprises jusqu'à une période récente par MAN, lequel finit par produire son tracteur expérimental UXT en versions 4x2 et 4x4.
   Il est à remarquer que bien avant L'UXT, Büssing avait produit en 1960 le tracteur Commodore, lui aussi à moteur sous plancher.
   Büssing rentre dans la catégorie qui a marquée le siècle, surtout en Allemagne.
   Dans les années 50, dans une Allemagne en pleine reconstruction, aux côtés des camions Mercedes-benz, Magirus-Deutz, Krupp, MAN, le Büssing 8000 S 13, qui est "sorti" sur le marché en 1952, faisait partie des poids lourds les plus en vue sur les routes d'Outre-Rhin.  Mais malgré diverses carrosseries, le Büssing 8000 a surtout été connu sous la formed'un plateau bâché.
   L'histoire rappelle que Büssing est apparu en 1903, créé par Heinrich Büssing (lui-même né en 1843), et fait partie des constructeurs les plus inventifs.
   Dès 1909, Büssing produit des moteurs 6 cylindres et, en 1923, le premier 6x4. Enfin, lamarque Büssing-NAG apparaît en 1931 avec la création d'un V8 alors que les concurrents de l'époque sont fidèles aux 6 cylindres en ligne.   -12/98-

vendredi 05 octobre 2007 21:17 , dans Les Anciens


Faun

Le Giant 8x8
Moteur: Detroit Diesel "2 temps" 16 V 71 TA à 16 cylindres en V et 18.63 l de cylindrée.
Puissance maxi DIN 812 ch à 2100 tr/mn  Couple maxi DIN 3092 Nm à 1200tr/mn.
Boite de vitesses automatique Allison à convertisseur de couple et 6 rapports AV.
Pont Faun.
Pneumatiques 14.00-24.
Cabine Magirus-Deutz avec capot Faun GFK.
Empattement (intérieur) 5 m; Hauteur 3.8 m; PTC maxi 70t à 20 km/h PV 28.5 t
Charge maxi AV 27 t; charge maxi AR 43 t
PTC sans restriction de vitesse: 62 t  PTR maxi 400 t
 

    Le constructeur allemand Faun est probablement celui qui a produit en Europe et peut-être dans le monde, le plus de tracteurs spécifiques extra-lourds pour transports eceptionnels.    

   Le modèle présenté (avec l'aide de Thierry Bytchkousky pour la documentation) est le plus gros qui soit sorti de ses usines à la fin des années 80, alors que l'entreprise était passée sous le contrôle de O&K, fabricant allemand réputé de matériels de travaux publics.
    Il s'agit du modèle Giant HZ 70.80/50 W 8x8, issu de la longue (et très diversifiée série HZ lancée en 1974. le Giant était conçu pour travailler en pousseur-remorqueur, avec caisson à ballast, ou en tracteur à sellette.

   La suite de nombres composant son appellation renseigne sur ses performances: le premier correspond à son PTC maxi (ici 70 t), le second à sa puissance (80 pour 800 ch) et le dernier à son empattement (70 pour 7000 mm entre essieux extrèmes)

   C'est aussi l'un des derniers tracteurs lourds faun, puisque le rachat de l'entreprise en 1990 par le constructeur de grues japonais Tadano allait s'accompagner de l'arrêt de cette ligne de produits.   -04/06-

vendredi 05 octobre 2007 21:18 , dans Les Anciens


Ford

 Le Cargo 3824
Moteur: Cummins LT 10-250 développant 243 ch à 3100 tr/mn.
Boite de vitesses: Eaton Fuller RT 11609 à 9 rapports AV et 2 AR.
Pont AR: Rockwell CVC 180E à simple réduction par couple hypoïde. Rapport de réduction 4.1
Suspension: Av et Ar par ressorts à 3 lames paraboliques, amortisseurs hydrauliques télescopiques et barres de torsion anti-roulis.  PV: 6.14 t 

   Après avoir cessé la fabrication du tracteur routier haut de gamme Transcontinental victime d'un succès limité, les responsables de Ford Europe avaient juré ne plus revenir dans le créneau des tracteurs  de 38 t. 

   A la surprise de tous, Ford revient en 1983 2 ans après leur déclaration, dans cette même catégorie avec son Cargo 3824.

   Plutôt destiné à la distribution en l'occurence par sa cabine basse, il ne remplaça jamais le "Transconti" pour des trajets de longues distances. 

   Son succès fut mitigé et ce sera le dernier camion Ford de gros tonnage avant le rachat de la marque par Iveco.

   Alors que le Transcontinental était réputé pour être un véhicule lourd, Ford allait avec ce véhicule jouer dans la catégorie des maxi-plumes.  Avec ses 6.14 t, ce véhicule convenait particulièrement à des travaux tels que la benne ou la citerne, là où le moindre kilo est superflu.
   C'était également un des tracteurs routier les plus légers du marché 6.36 t pour le Renault G 260 et 6.54 t pour le Volvo TFL 7).    Comme à l'habitude, motorisé par Cummins, ce ne fut pas moins un bon camion, réputé mécaniquement fiable.  Toutefois ses utilisateurs habituels regrettaient sa boite de vitesses limitée à 9 rapports et auraient préféré une boite à 13 rapports.    La sobriété du Cummins était peu contestable et la suspension vraiment ferme.    Malgré une puissance limitée, ce camion agréable était à conduire et bénéficiait d'une cabine très accueillante. -07/99- 

vendredi 05 octobre 2007 22:59 , dans Les Anciens


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